The Rolling Stones rééditent « Tattoo You » : retour d’un classique !

Publié le 25 Octobre 2021

Quarante ans après, cette pierre angulaire de la discographie stonienne, dûment remastérisée, n’a pas pris une ride. Notre avis sur la réédition de Tattoo You 

Pochette

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Question quasi-métaphysique : comment concocter la réédition d’un album culte – celui de “Start Me Up” – déjà lui-même bricolé à l’époque à partir de chutes de studio ? Les Rolling Stones ne sont pas allés chercher très loin la réponse, se contentant de rouvrir d’autres tiroirs pour en exhumer onze raretés, et y ajouter un live à Wembley de la tournée “Still Life”, dans sa version Super Deluxe. Publié en 1981, Tattoo You avait pour atout majeur “Start Me Up”, ex-reggae considéré par Keith Richards comme un ersatz de “Brown Sugar”, mais parfait pour enflammer les stades.

À partir de morceaux issus des sessions de Some Girls, Emotional Rescue et Goats Head Soup, le groupe, épaulé par Chris Kimsey, était parvenu à élaborer un album aux faux airs de retour aux sources, avec ses blues (“Black Limousine”, cosigné par Ronnie Wood), ses rocks coquins (“Little T&A”) ou punkisants (“Neighbours”), et la touchante “Waiting on a Friend” merveilleuse ballade up-tempo avec sa coda où brillaient le sax de Bobby Keys, le piano de Nicky Hopkins et la guitare de Mick Taylor.

Du Stones pur jus

Quarante ans après, cette pierre angulaire de la discographie stonienne, dûment remastérisée, n’a pas pris une ride. Et, au vu des bootlegs circulant depuis des années, on était plutôt curieux d’en découvrir les Lost & Found – dont une intéressante ébauche de “Start Me Up” : du Stone pur jus, avec “Fiji Jim”, “Trouble’s A’ Coming” ou “Living in the Heart of Love”, qui sonne presque, clip à l’appui, comme un nouveau single. Écarté de Some Girls,“Shame, Shame, Shame”, de Jimmy Reed, boogie-blues griffé par l’harmo de Jagger, nous ramène aux débuts du groupe. À l’image de “Drift Away” du soul man Dobie Gray, certains de ces inédits ont été revampés pour la circonstance, ce dont nul ne songerait à s’offusquer, hormis quelques puristes récalcitrants.

Rédigé par Rolling Stone par Alain Gouvrion

Publié dans #Articles de presse

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