Paul McCartney, le bon vivant

Publié le 12 Août 2019

De la grandiose tournée américaine des Wings à un concert surprise chez un disquaire de Los Angeles en passant par un album « russe » de reprises rock’n’roll, Paul McCartney explose d’énergie et de bonne santé dans ces rééditions en série.

Paul McCartney, le bon vivant
Paul McCartney, le bon vivant
Paul McCartney, le bon vivant
Paul McCartney, le bon vivant

« Paul McCartney est mort » : la rumeur s’est propagée en septembre 1969 lorsque sort l’album «  Abbey Road  ». Sur la pochette, les Beatles franchissent le fameux passage piéton. Pieds nus, Paul suit Ringo habillé de noir et John tout de blanc vêtu (les couleurs du deuil suivant les cultures), il tient sa cigarette de la main droite (alors qu’il est gaucher), marche d’un pas contraire aux autres et l’on relève quantité de « signes » à l’arrière-plan comme cette voiture de la morgue municipale. Un cas d’école de la « fake news » !

En 1993, on retrouve Paul McCartney hilare promenant son chien sur les clous d’Abbey Road en couverture «  Paul is live  » : Paul est vivant ! Démenti formel. Ce disque fraîchement réédité est aussi le « live » de la tournée «  Off the ground  » avec l’excellent guitariste Robbie McIntosh (ex-Pretenders). McCartney y renoue pour de bon avec ses débuts, rejouant «  Drive My Car  », «  I’m Wanna Be Your Man  », «  All My Loving  » mais aussi «  Magical Mystery Tour  » ou «  Penny Lane  ».

Exclusivité soviétique

Trois autres live sont réédités simultanément. Le plus ancien, «  Wings Over America  » (1976), sortait à l’époque sous la forme d’un triple vinyle résumant la folle tournée américaine et la carrière du deuxième groupe de Macca. Sur les 28 titres de l’album, cinq seulement proviennent du mythique répertoire des Fab 4, dont «  Lady Madonna  » et un nostalgique «  Yesterday  ». Il s’agit en outre du seul live des Wings. Une pièce d’anthologie.

Autre retour dans le passé avec «  Choba B CCCP  » (traduisez «  Back in USSR  »), disque de reprises de standards du rock’n’roll que Paul destinait exclusivement au marché soviétique et distribué par le label russe Melodiya en 1988. Comme au bon vieux temps de la Cavern à Liverpool ou du Star Club à Hambourg, Macca prend un plaisir fou à dépoussiérer «  Lucille  » et autre «  That’s Allright Mama  ». On ne se refait pas.

Enfin, avec «   Amoeba Gig  » en 2007, Sir Paul donnait un concert gratuit chez un disquaire d’Hollywood. Seuls douze extraits avaient été disséminés sur deux EP devenus introuvables. Cette fois, on a droit à 21 titres (dont plus de la moitié d’époque Beatles) joués avec une énergie dingue. Et il en est ainsi de ces quatre opus live, tous excellents, preuves irréfutables de l’incroyable talent mélodique de McCartney et qui martèlent cette indiscutable vérité : des quatre Beatles, Paul a toujours été le plus rock

Rédigé par L'Alsace par Thierry Boillot

Publié dans #Articles de presse

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article