Keith Richards, le vieux pirate, refait des siennes…

Publié le 1 Mars 2018

« C’est l’heure pour toi de la vasectomie ! » a-t-il lancé à Mick Jagger, qui vient d’être père pour la huitième fois, à l’âge de 73 ans. 

Keith Richards, le vieux pirate, refait des siennes…

En ces temps d’hygiénisme béat et de langue de coton demeurent encore quelques îlots de résistance, dont Keith Richards, le guitariste des Rolling Stones. Lequel vient encore de créer la polémique en conseillant à Mick Jagger, le chanteur du même groupe : « C’est l’heure pour toi de la vasectomie ! »

En effet, le « chaud lapin », Richards dixit, vient d’être père pour la huitième fois, à l’âge de 73 ans. Comme quoi le rock and roll conserve. Les querelles aussi, à en en juger de celles n’en finissant plus d’agiter ce vieux couple depuis maintenant plus d’un demi-siècle. Il y a quelques années, Keith Richards était tombé d’un escabeau, alors qu’il cherchait un livre en haut de sa bibliothèque. Mick Jagger : « J’ignorais qu’il y avait des livres chez Keith Richards »

Retour de volée dans Life, les mémoires de Keith Richards : « Marianne Faithfull n’a pas grimpé aux rideaux, avec Mick Jagger et son petit zizi. Je sais qu’il a une énorme paire de couilles. Mais on ne peut pas dire que ça compense… » Mick Jagger traite par le mépris, mais s’énerve pour de bon lorsque l’affreux bonhomme révèle que le chanteur a recours aux services d’un coach vocal. Il y a des organes avec lesquels on ne plaisante pas.

« De tous mes nombreux enfants, Keith Richards est le pire de tous », affirme Mick Jagger, même s’il lui passe tous ses caprices, comme le fait de débarquer à son mariage, en 1971, à Saint-Tropez, devant le gratin de la jet-set, en uniforme nazi. C’était l’époque qui voulait ça, objectera-t-on. Mais, vingt ans plus tard, il persiste à monter sur scène en arborant un tee-shirt siglé « Obergruppenführer » du « plus bel effet » et pas du meilleur goût. Peace and love…

Guère plus love and peace, d’ailleurs, que son amour des armes à feu : « On n’est jamais seul avec un Smith & Wesson ! Sur moi, j’ai toujours mon fidèle poignard. Et sur la route, j’ai un revolver 9 mm Special. Le 9 mm, c’est pour le business. En réalité, ça fait des années que je ne m’en suis pas servi, mais je m’en sers pour dégommer des chapeaux, histoire de vérifier qu’il est toujours en état de fonctionner… » Ou pour faire des cartons sur la perruche de Ron Wood, son guitariste en second : « Je ne pouvais pas savoir, il ne m’avait pas dit que c’était une vraie perruche ! »

Fantaisie à mettre sur le compte des drogues ? Ce serait très exagéré. Keith Richards : « Je n’ai jamais eu de problèmes avec la drogue, seulement avec la brigade des stups… » Il se serait un peu calmé, depuis, malgré une récente rechute, lors de l’enterrement de son père : « J’ai ouvert l’urne du paternel et des cendres sont tombées à côté de la table. Je les ai regardées et je me suis dit que je ne pouvais pas profaner ses restes avec un balai et les mettre dans une poubelle. Donc, je m’en suis mis dans le nez avec un peu de coke. Le reste, je l’ai mis au pied d’un arbre. Je suis sûr que mon père me bénit toujours ! » Ce qui s’appelle avoir le sens de la famille.

À propos de défunts, l’occasion pour lui d’évoquer les obsèques de Lady Di et de railler Elton John, « cette vieille dame qui ne chante plus que pour des princesses mortes », et de se faire traiter en retour de « guenon arthritique » ; un partout, la balle au centre.

Vieux réactionnaire devant l’éternel, rétif aux nouvelles technologies et à l’exercice physique – « Lever une bouteille de vodka et jouer de la guitare sont les seuls sports que je tolère » –, Keith Richards n’a que peu d’appétence pour les musiques actuelles. « Le rap est fait pour ceux qui n’ont aucune oreille. Tellement de mots et si peu de choses à raconter. Ce que le rap a fait d’impressionnant, c’est de montrer à quel point il y a des gens qui n’y connaissent rien. »

Autrefois, les tabloïds anglais se demandaient s’il était raisonnable de « laisser sa petite sœur sortir avec un Rolling Stone ». La question serait plutôt de savoir si, aujourd’hui, Keith Richards ferait figure de beau-père idéal. Mais on est toujours en droit d’opter pour d’autres joyeux drilles. Philippe Douste-Blazy ou Gérard Miller, par exemple.

PS : Keith Richards a finalement présenté ses excuses à son compère. Avec l’âge, il devient sentimental.

Rédigé par Boulevard Voltaire par Nicolas Gauthier

Publié dans #Articles de presse

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