Marshall Bluesbreaker

Publié le 3 Février 2018

Le Marshall Bluesbreaker est le nom populaire donné au modèles 1961 et 1962 de la marque d’amplificateurs pour guitares électriques Marshall, fabriqués entre 1964/1965 jusqu’en 1972.

Marshall Bluesbreaker

Le Bluesbreaker, dont le nom est dérivé du groupe de John Mayall & Bluesbreakers, est le premier amplificateur combo de la marque et est considéré comme « l’amplificateur le plus important de la marque », « ayant lancé le blues rock britannique au milieu des années 1960 ». Bien que la création du Bluesbreaker soit assez mal documentée, la légende raconte qu’Éric Clapton demanda à Jim Marshall de lui créer un amplificateur combo assez petit pour rentrer dans le coffre de sa voiture, mais assez puissant pour utiliser sur scène. Jim Marshall donna initialement à Clapton un Marshall Modèle 1961 avec 4 haut-parleurs de 10 pouces. Il sera rapidement remplacé par un Marshall Modèle 1962 avec 2 haut-parleurs de 12 pouces. Clapton utilisa le Bluesbreaker avec une Gibson les Paul de 1960 et un Dallas Rangemaster Treble Booster (Booster d’aigu), ce qui lui donna un son et aujourd’hui décrit comme iconique dans le domaine du blues rock.

Les Marshalls Modèles 1961/1962 entrèrent le marché des amplificateurs combo avec un prix abordable, environ deux tiers du prix d’un Vox AC30 et la moitié du prix d’un Fender Bassman Combo. Sa réputation fut confirmée lorsqu’Éric Clapton, qui venait de rejoindre John Mayall & Bluesbreakers, en utilisa un pour enregistrer l’album Blues Breakers with Eric Clapton. Après cela, le combo adopta le surnom Bluesbreaker. La production s’arrêta en 1972. À cause de son statut iconique, surtout chez les collecteurs, le Marshall Bluesbreaker est devenu un des amplificateurs les plus collectionnables. Selon un article dans Vintage Guitar de 2011, faisant le classement des 25 amplificateurs les plus chères, le Bluesbreaker de 1966/1967 est septième de la liste, avec des exemplaires originaux se vendant entre 8 300 et 10 000 $.

Marshall réédita le 2×12" Bluesbreaker en 1989, le 4x10" n’ayant jamais été réédité6. Cette version utilisa des tubes 6L6. En 1991, Marshall commença la production d’une pédale d’effet pour guitare électrique, qui avait pour but d’émuler le son du Bluesbreaker original. En 1999, une deuxième version de l’amplificateur, le Bluesbreaker II, fut produite. Une tête d’amplificateur, le Marshall 2245THW, a été réédité dans la série Handwired. Celle-ci est basée sur une version très rare d’une tête Bluesbreaker, très proche du JTM45. Les Marshall 1961 et 1962 sont à la base des JTM45 sous forme de combos. Le 1961 était une version combo du Marshall 1987 (JTM45), équipé d’un tremolo et installé dans un baffle ouvert. Le 1962 était la version basse du JTM45 (Modèle 1986), aussi équipé d’un tremolo et installé dans un baffle ouvert6. Tous deux disposaient du circuit basique du JTM45, qui était une modification du circuit du Fender Bassman. Ce son est considéré comme le « son Marshall ».

Les premières versions de cet amplificateur furent construites en 1964/1965. Les modèles 1961 était respectivement monté en 4x10" (4 haut-parleurs Celestion de 10 pouces) et les modèles 1962 en 2×12" (2 haut-parleurs Celestion de 12 pouces). Un très rare baffle d’extension 2×12" fut produit. Les Bluesbreakers avaient comme les JTM45 des tubes KT66 en amplification de puissance. Un tube rectificateur GZ34 contribua aussi à leur son. Marshall fabriqua aussi un amplificateur combo de 18 Watts avec 2 haut-parleurs de 10 pouces (modèle 1958), qui ressembla à une version plus petite du Bluesbreaker. La puissance d’un Bluesbreaker était seulement environ 35 Watts.

Ainsi, l’amplificateur commença à distordre à de plus petit volume comparés à de plus grands amplificateurs, tel que le JTM45. Il s’agissait précisément de ce son qu’Éric Clapton voulait. Durant les sessions Bluesbreakers, Clapton ordonna à l’ingénieur du son de placer le microphone de l’autre côté de la salle, car il avait l’intention de jouer aussi fort que possible, comme s'il jouait sur scène. Comparé au Marshall JTM45, le Bluesbreaker avait moins de basse et une réponse un peu plus vive dans les aigus, dû au fait qu’il était ouvert à l’arrière. Ce son convenait bien avec une Gibson Les Paul, particulièrement pour le blues. Comme le Bluesbreaker est une version modifié du Fender Bassman, il est possible de recréer un Bluesbreaker en modifiant un Bassman.

Rédigé par Rolling Stones Stories

Publié dans #Amplificateurs, #Matériel

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