Marianne Faithfull livre sa vérité sur la mort de Jim Morrison

Publié le 7 Août 2014

Marianne Faithfull livre sa vérité sur la mort de Jim Morrison

"Tous ceux qui ont été mêlés à la mort de ce pauvre type sont morts. Sauf moi", explique la chanteuse qui accuse, 43 ans plus tard, son petit ami de l'époque d'avoir fourni la drogue mortelle.

Marianne Faithfull livre sa vérité sur la mort de Jim Morrison

Les journalistes ont raison de poser toujours les mêmes questions. C'est en tout cas ce que montre l'interview que Marianne Faithfull vient d'accorder au magazine britannique "Mojo".

Pour la première fois, la chanteuse et compositrice britannique revient sur les circonstances exactes de la mort de Jim Morrison, chanteur et leader des Doors, retrouvé sans vie dans la baignoire de son appartement parisien le 17 juillet 1971. Poursuivi par la justice américaine pour avoir montré son sexe lors d'un concert, Morrison s'était installé en France depuis quelques mois avec sa compagne Pamela Courson. Aucune autopsie ne fut pratiquée sur le corps de la star de 27 ans, mais le rapport de police conclut à un décès par crise cardiaque.

La vérité selon Faithfull est plus sordide : Jim Morrison serait mort d'une overdose de drogue fournie par Jean de Breteuil, petit ami d'alors de la chanteuse et dealer dans le milieu du rock de l'époque.

"Et il est allé voir Jim Morrison et l'a tué"

Le couple voyage en France et vient à peine de s'installer à l'Hôtel, un quatre-étoiles de la rue des Beaux-Arts, que Breteuil surnommé "the junkie aristo" lui annonce qu'il doit voir Morrison. "Instinctivement j'ai senti que quelque chose n'allait pas" confie la chanteuse "je me suis dit alors, je vais prendre quelques Tuinal [des barbiturique, NDLR] pour ne pas le suivre. Et il est allé voir Jim Morrison et l'a tué. Je suis sûre que c'est un accident. Pauvre salopard. La dose était trop forte ? Oui. Et il est mort. Et je n'en savais rien. En fait, tous ceux qui ont été mêlés à la mort de ce pauvre type sont morts. Sauf moi".

Depuis le départ, plusieurs témoignages qui attestent que le chanteur se rendit dans des clubs parisiens durant la nuit du drame ont mis à mal la thèse officielle du décès. En réalité, il serait mort dans les toilettes de l'un d'entre eux, le Rock and Roll circus, un bar du boulevard Saint-Germain qui n'existe plus aujourd'hui, après avoir consommé de l'héroïne fournie par Breteuil et un complice lié à la "French connection". Quand les dealers l'auraient trouvé mort, ils auraient transporté son corps à son domicile de la rue Beautreillis dans le quartier du Marais, l'aurait déposé dans la baignoire et dicté à Pam Courson la conduite à tenir : appeler la police et dire qu'elle l'a trouvé ainsi à son réveil.

Un départ précipité au Maroc

Ce qui est en revanche avéré est le départ précipité de Jean de Breteuil et de Marianne Faithfull dès le lendemain matin pour le Maroc où résidait la mère du dealer mondain. Quelques mois plus tard, Breteuil meurt à son tour d'une overdose. Quant à Pam, elle trouvera la mort dans les mêmes circonstances en 1974 en Californie. Marianne Faithfull connaîtra des périodes difficiles et replongera à plusieurs reprises dans la drogue.

Mais la compositrice de "Sister morphine" a survécu et vient de sortir un nouvel album. Les questions récurrentes des journalistes sur son éventuelle implication dans la mort de Jim Morrison mais aussi le décès brutal d'Amy Whinehouse, en juillet 2011, l'ont fait sortir du flou qu'elle entretenait depuis 43 ans. "You stupid little ass ! Wake up !" [T'es vraiment une petite conne ! réveille-toi ! NDLR] cria-t-elle un jour à la jeune chanteuse et compositrice pour tenter de la dissuader de se détruire, confie-t-elle à "MOJO" magazine. Mais, Amy Whinehouse est morte d'overdose. Au même âge que Jim Morrison.

Rédigé par Le Nouvel observateur par Claire Fleury

Publié dans #Articles de presse

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article