You Can't Always Get What You Want

Publié le 5 Décembre 1969

You Can't Always Get What You Want est une chanson des Rolling Stones, parue en 1969 sur l'album Let It Bleed. Écrite par Mick Jagger et Keith Richards, elle est classée 100ème sur la liste des 500 plus grandes chansons du magazine Rolling Stone.

You Can't Always Get What You Want
Historique

You Can't Always Get What You Want a été enregistrée les 16 et 17 novembre 1968 au studio londonien Olympic Sound Studios. Les chœurs London Bach Choir interprètent puissamment le début du titre, sous la direction de Javier Sanchez Broto, puis font les voix de fond durant toute la chanson, redevenant plus fortes lors de l'explosion finale. Jimmy Miller, le producteur des Rolling Stones de l'époque est à la batterie à la place de Charlie Watts. Al Kooper est au piano, à l'orgue et au cor tandis que Rocky Dijon est aux congas et aux maracas. Nanette Workman chante les chœurs, mais elle apparaît sur l'album sous le nom de "Nanette Newman". Bien que Jagger et Jimi Hendrix furent de bons amis au moment de la sortie de la chanson, les paroles « I sang my song to Mr. Jimmy » est écrite en référence à Jimmy Miller qui était le producteur du groupe et qui joue de la batterie durant l'enregistrement. L'histoire à propos de la rencontre entre Jagger et un vagabond nommé Jimmy Hutmaker est donc apocryphe. Le rendez-vous décrit dans le titre se tient au Chelsea Drugstore, qui ouvrit à Londres en 1968.

À propos de la chanson, Jagger déclara en 2003 : « You Can't Always Get What You Want' was something I just played on the acoustic guitar - one of those bedroom songs. It proved to be quite difficult to record because Charlie couldn't play the groove and so Jimmy Miller had to play the drums. I'd also had this idea of having a choir, probably a gospel choir, on the track, but there wasn't one around at that point. Jack Nitzsche, or somebody, said that we could get the London Bach Choir and we said, 'That will be a laugh. » (« You Can't Always Get What You Want était un titre que je jouais tout simplement sur ma guitare acoustique - l'une de ces chansons toutes calmes. Elle se révéla très dure à enregistrer puisque Charlie ne pouvait pas jouer le groove et donc Jimmy Miller joua de la batterie à sa place. J'avais également en tête d'y intégrer un chœur, sûrement un chœur de gospel, sur le titre, mais il n'y en avait aucun de disponible autour de nous à ce moment. Jack Nitzsche, ou quelqu'un d'autre, nous conseilla le London Bach Choir et on a répondu que c'était sûrement une blague. »)

Dans son commentaire de ce titre, Richie Unterberger dit ceci, « If you buy John Lennon's observation that the Rolling Stones were apt to copy the Beatles' innovations within a few months or so, You Can't Always Get What You Want is the Rolling Stones' counterpart to Hey Jude. » (« Si vous êtes de ceux qui pensent que les Stones étaient capables de copier les Beatles et leurs nouveautés en quelques mois, You Can't Always Get What You Want est alors la version des Stones de Hey Jude »). Jagger déclara en 1969 : « I liked the way the Beatles did that with Hey Jude. The orchestra was not just to cover everything up - it was something extra. We may do something like that on the next album. » (« J'ai beaucoup aimé la manière dont les Beatles ont réalisé Hey Jude. L'orchestre n'était pas là pour cacher quelque chose - il ajoutait vraiment quelque chose en plus. Nous ferons peut-être quelque chose du même genre sur notre prochain album. »)

Les trois strophes (en même temps que le changement de thème de la quatrième strophe) font référence à des sujets majeurs des années 1960: l'amour, la politique et la drogue. Chaque strophe expose l'essence même de l'optimisme initial et du désenchantement final, suivi par un pragmatisme résigné dans le refrain. Unterberger conclut à propos de cette chanson : « Much has been made of the lyrics reflecting the end of the overlong party that was the 1960s, as a snapshot of Swinging London burning out. That's a valid interpretation, but it should also be pointed out that there's also an uplifting and reassuring quality to the melody and performance. This is particularly true of the key lyrical hook, when we are reminded that we can't always get what we want, but we'll get what we need. » (« "Les paroles font référence à la fin de la trop longue fête que représentaient les années 1960, comme un instantané du Swinging London en train de brûler. C'est une interprétation valide, mais il est important de se rendre compte qu'il y a également un côté rassurant et euphorisant dans la mélodie même du titre. Cela est particulièrement vrai dans la principale accroche du titre, quand on nous rappelle que nous n'avons pas toujours ce que nous voulons, mais nous aurons au moins toujours ce dont nous avons besoin. »)

Reprises
  • En 1971, le pianiste de jazz Vince Guaraldi réalise une version de la chanson sur son album Oaxaca.
  • En 1980, une version live interprétée par Bette Midler figure sur la bande originale du film "Divine Madness".
  • En 1981, sur un album d'Aretha Franklin: Love All the Hurt Away.
  • En 1987, Gavin Friday & Simon Carmody
  • En 1990, George Michael se sert du rythme de la chanson, de ses accords et des chœurs dans son single "Waiting For That Day".
  • En 1992, Def Leppard réalise une version acoustique sur leur single "Have You Ever Needed Someone So Bad".
  • En 1997, le bluesman Luther Allison enregistre une version pour son album Paint it Blue: Songs of the Rolling Stones.
  • En 1997, Sunchild réalise une version live sur leur album Barefoot & Live
  • En 1997, Rusted Root rélisent une version sur leur 4e album Rusted Root.
  • En 2001, la version, peut-être la plus inhabituelle, est réalisée par le groupe de reggae Steel Pulse dans leur album Paint It Black: A Reggae Tribute to the Rolling Stones.
  • En 2006, version par Ituana dans l'album Bossa n' Stones, Vol. 2.
  • En 2007,The Chavs réalisent une version avec le groupe britannique The Charlatans, "North Country Boy" live for Rockworld TV.
  • En 2007, le groupe punk Ghost Miceenregistrent une version pour le bénéfice de Food Not Bombs.
  • En 2008, les belges de Soulwax réalisent un remix de la chanson.
  • En 2008, Jean-Jacques Milteau (harmonica) enregistre la chanson pour son album, Soul Conversation Avec Ron Smyth (vocal).
  • En 2009, Glee (série télévisée) (Cory Monteith, Lea Michele, Amber Riley, Kevin McHale, Jenna Ushkowitz, Mark Salling, Chris Colfer...) dans l'album:Glee: The Music, Volume 2.
  • En 2010, The Jolly Boys dans l'album: Great Expectation.
Musiciens
Musiciens additionnel
  • Al Kooper : Piano, orgue, cor français
  • Jimmy Miller : Batterie, production
  • Rocky Dijon : Congas, maracas, tambourin
  • Madeline Bell, Doris Troy, Nanette Workman : Chœurs
  • London Bach Choir : Chœurs
  • Jack Nitzsche : Arrangements de la chorale
Fiche Technique

Rédigé par Rolling Stones Stories

Publié dans #Chansons

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