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Rolling Stones Stories

« Exile on Main St. », les Stones au sommet

« Exile on Main St. », les Stones au sommet

10 juin 1972. Exile on Main St. grimpe au sommet des charts. Double cerise sur le gâteau des Rolling Stones, l’album mythique sera leur septième numéro un.

« Exile on Main St. », les Stones au sommet

Véritable tourbillon de blues et de boogie, le double album des Rolling Stones « était le premier disque grunge, » à en croire une interview de Keith Richards datant de 2002.

Des riffs sanguins de Richards et Mick Taylor aux rythmiques luxuriantes de Bill Wyman et Charlie Watts, en passant par les aboiement comme les murmures de Mick Jagger, cet album incroyablement dense est sans contexte le meilleur album des Stones.

Dans le battage existentiel de « Tumbling Dice, » l’épuisante beauté country de « Torn and Frayed » et la joyeusement baignée de whiskey « Shine a Light, » on entend littéralement les Stones en exil alors qu’ils travaillaient dans la villa de Richards dans le sud de la France et tentaient de fuir la censure des médias, la police britannique et les charges sociales écrasantes.

Exile on Main St. fourmille d’allusions au statut d’outsiders des Stones : la jaquette de l’album est un collage d’étranges américains et ils profitent de « Sweet Black Angel » pour soutenir une collègue renégate, l’activiste Angela Davis.

« Les Stones n’ont plus de foyer – d’où l’exil – mais ils peuvent tenir le coup. Peu importe ce que les gens nous envoient en pleine tête, on peut toujours se baisser, improviser, tout surmonter, » expliquait Keith Richards. Ce dernier a d’ailleurs enregistré son jubilant « Happy » avec le producteur Jimmy Miller à la batterie et le saxophoniste Bobby Keys en attendant que les autres membres du groupe arrivent en studio. Exile on Main St. représente les Stones au sommet de leur forces, armés du blues, prêts à gagner.

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