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Rolling Stones Stories

George Thorogood et le rock qui ne veut pas mourir

George Thorogood et le rock qui ne veut pas mourir

Avec quarante ans de rock au compteur, la machine bien huilée de George Thorogood et ses Destroyers continue de tourner à plein régime et elle n'a souffert d'aucune défectuosité, dimanche soir, au Parc de la Francophonie.

George Thorogood et le rock qui ne veut pas mourir
George Thorogood et le rock qui ne veut pas mourir
George Thorogood et le rock qui ne veut pas mourir
George Thorogood et le rock qui ne veut pas mourir
George Thorogood et le rock qui ne veut pas mourir

En grande forme et cabotin à souhait, le vétéran guitariste américain a livré un sans faute à l'occasion de ses retrouvailles avec ses fans de Québec, qui se sont déplacés en grand nombre pour entendre de nouveau les classiques blues-rock de son répertoire.

 La connexion avec le public n'a pas mis de temps à se concrétiser. Dès le coup d'envoi du concert avec Rock Party, les festivaliers ont manifesté leur enthousiasme pendant que George Thorogood arpentait la scène en balançant sa guitare de gauche à droite avec des gestes saccadés.

«Gentlemen, start your engines», a ensuite lancé de sa voix rauque George Thorogood à l'intention de ses Destroyers. Ces derniers n'ont pas raté le signal et ont soutenu avec brio le travail de leur patron. En particulier Buddy Leach, dont les interventions au saxophone ont été très appréciées.

Poids lourds

Déjà bien entamé, le concert a gagné en ferveur quand Thorogood a dégainé un trio de poids lourds. Il a d'abord expédié l'excellente I Drink Alone, immortalisée par la fonction vidéo de plusieurs téléphones cellulaires.

Les gars ont ensuite gardé le pied bien enfoncé sur l'accélérateur. Après avoir pris le temps de se recoiffer, Thorogood s'est attaqué à la très attendue One Bourbon, One Beer, One Scotch avant que les festivaliers ne forment spontanément une joyeuse chorale sur Get a Haircut.

«Qui a dit que le rock 'n' roll est mort? Pas moi», a alors affirmé Thorogood, sans qu'on puisse le contredire.

Bien entendu, le morceau de résistance était une Bad To The Bone que la vedette a étiré avec un plaisir pervers. Mais le point culminant a été l'irrésistible Madison Blues, que Thorogood a servie au rappel pour conclure la soirée sur une note triomphale.

London Souls

«On joue du rock 'n' roll», a dit le batteur des London Souls, Chris St Hilaire, entre deux chansons. C'était l'évidence même. Ce bruyant duo de New York, de retour au FEQ deux ans après une prestation en première partie de Three Days Grace, nous a aspergés de son gros rock sale dopé à la distorsion pendant une heure qui a passé trop vite avant l'arrivée de George Thorogood.

Sorte de réincarnation de Jimi Hendrix, le fougueux chanteur et guitariste Tash Neal a joué comme si sa vie en dépendait. Il faut dire que le type revient de loin. Il y a quelques années, il a frôlé la mort dans un accident avec délit de fuite qui l'a plongé dans un long coma. On devine qu'il profite désormais de chaque instant à fond. C'est en tout ce qu'il a dégagé sur scène.

Whiskey Legs

Fans endurcis de Tedeschi Trucks Band au point d'avoir pris pour nom le titre d'une pièce de la formation blues rock américaine, le groupe de Québec Whiskey Legs a pleinement tiré profit de l'occasion de jouer devant un Parc de la Francophonie déjà bien occupé, en début de soirée, pour piquer la curiosité des festivaliers. Petit cousin musical des Black Keys et, bien sûr, de TTB, le quatuor issu du quartier Saint-Roch a tout laissé sur les planches, particulièrement sa chanteuse Maude Brochu. Avec sa chevelure interminable, sa voix puissante, son intensité de tous les instants et ses déhanchements, Brochu a été le point de mire du début à la fin et certainement la raison majeure des applaudissements chaleureux qui ont retenti à la fin de la prestation du groupe.

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