Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Rolling Stones Stories

Mick Jagger

Mick Jagger

NÊ(E) le 26/07/1943. SIGNE ASTRO : Lion. MÊTIER : Chanteur / Chanteuse.

 

Mick Jagger

Auteur, interprète et instrumentiste britannique, Mick Jagger est une véritable star de la scène rock internationale. Son succès est indissociable du groupe mythique, The Rolling Stones. Artiste exceptionnel, à l’allure androgyne et provocatrice, il est plus à l’aise sur la scène que n’importe où ailleurs. On le surnomme « le bad boy », « le mauvais garçon » du rock.

Mick Jagger naît en 1943 dans le sud-est de l’Angleterre. Très tôt, le jeune Michael Philip Jagger, de son vrai nom, se passionne pour la musique noire américaine. A quinze ans, il écoute du Rythm & Blues avant d’apprendre à jouer de l’harmonica et de perfectionner son chant. L’année suivante, l’adolescent Mick Jagger monte son premier groupe, les Little Boy Blue & The Blues Boys, où il joue notamment avec Dick Taylor. C’est en 1960 qu’il croise par hasard sur un quai de métro, Keith Richards, avec qui il partage les mêmes centres d’intérêts musicaux que lui. Les deux fans de blues se mettent instinctivement à collaborer. Quand il n’est pas avec son groupe, il joue avec le Blues Incorporated, le groupe d' Alexis Korner, jusqu’en 1961, où il intègre une prestigieuse école de sciences économiques de Londres. Mais ses études ne l’intéressent pas et il préfère se consacrer à sa passion.

Il rejoint deux musiciens, Ian Stewart et Brian Jones, en quête d’artistes pour la formation d’un nouveau groupe. Keith Richards, Dick Taylor et  Mick Ivory finissent par rejoindre la jeune équipe. Mick Jagger s’installe au 102 Edith Grove à Londres, avec Keith, Brian et un certain James Phelge, qui leur inspirera leur premier nom de scène, les Nanker Phelge. Ils vivent de faibles cachets et vont passer un hiver difficile au terme duquel ils décident de monter le groupe Rolling Stones. Le batteur Mick Ivory et le bassiste Dick Taylor sont remplacés par Charlie Watts et Bill Wyman. Le groupe est enfin au complet.

Les Rolling Stones travaillent avec le manager Andrew Loog Oldham. Ce dernier va permettre à Mick Jagger d'atteindre progressivement la tête du groupe, à la place de Brian Jones. En effet, le chanteur n’a pas une voix exceptionnelle, mais il s’avère être redoutable sur scène. Son déhanchement, sa plastique hors du commun, son sex-appeal et l’excès de sa gestuelle en font une idole auprès du public.

A partir de 1964, il devient aussi auteur des morceaux du groupe aux côtés de Keith Richards et signe des grands classiques de la musique rock tels que « Satisfaction », « Jumpin' Jack Flash » et « Sympathy For The Devil ». A travers ses textes, Mick Jagger donne aux Rolling Stones une image d’insolence, avec notamment une prédilection pour les thèmes de la sexualité et de la drogue. Il devient le rockeur au sale caractère, totalement opposé aux artistes britanniques rangés de l’époque, à l'image des Beatles.

Le succès du groupe devient phénoménal. Mick Jagger, véritable playboy, a de nombreuses liaisons. Il aura en tout sept enfants de quatre femmes différentes. Dans les années 60, sa relation houleuse et passionnée avec  Marianne Faithfull influence ses textes comme « Sympathy for the Devil », inspiré du « Maître et la Marguerite » de l’écrivain russe Boulgakov. Le couple ne cache pas son addiction pour la drogue et s’en inspire pour écrire « Sister Morphine ». Un peu plus tard, l’album « Sticky Fingers », sorti en 1971, traite du même thème. La pochette du disque, provocante, est conçue par Andy Warhol, et affiche pour la première fois le logo du groupe - dessiné par un étudiant - inspiré de la bouche de Mick Jagger.

En 1968, Mick Jagger fait ses débuts sur grand écran dans « Performance » de Nicolas Roeg. Son personnage lui est familier puisqu’il s’agit d’une rock star en décadence. Il accepte des rôles de temps en temps. Outre le documentaire « Sympathy for the Devil » de Jean-Luc Godard (1970) - l’enregistrement de la chanson éponyme en est le fil conducteur - on le voit dans « Freejack » de Geoff Murphy en 1992 et dans « Bent » de Sean Mathias en 1997.

Après quelques mésententes avec Keith Richards, Mick Jagger quitte les Rolling Stones pour une carrière solo dans les années 1980. Il sort trois albums : « She's The Boss » en 1985, « Primitive Cool » en 1987 et « Wandering Spirit » en 1991. Cependant, le chanteur ne parvient pas à s’imposer sans son groupe. En 2001, il collabore avec des artistes tels que Pete Townshend, Bono, Lenny Kravitz et Wyclef Jean pour l’album     « Goddess In The Doorway ».

Mais il ne reste pas longtemps éloigné des Stones. A nouveau réunis, ils signent successivement les albums « Voodoo Lounge » (1994), « Bridges to Babylon » (1997) et « Forty Licks » (2002) qui ont un immense succès. La tournée mondiale qui suit en 2006-2007 est celle de tous les records ; c’est la plus lucrative de tous les temps. Malgré plus de 45 ans de scène, des millions d’albums vendus, le succès international de Mick Jagger, intimement mêlé à celui des Rolling Stones, ne se dément pas.

En 2008, Martin Scorsese nous fait entrer dans l’intimité des Stones dans le film « Shine a light ». Deux ans plutôt, Mick Jagger était à l’affiche du film de George Hickenlooper, « Les âmes perdues », aux côtés d’Andy Garcia.

Toujours en 2008 au cinéma, le leader des Stones produit le film « The Women », film choral américain avec Meg Ryan et Eva Mendes à l’affiche.

De retour à la musique, il forme en 2011 le supergroupe « SuperHeavy » avec Damian Marley, Joss Stone, Dave Stewart et A.R Rahman et composent ensemble un album aussi rock que reggae. La même année, il apparaît en featuring sur le titre « T.H.E » de Will.i.am avec Jennifer Lopez. En 2012, le rocker accompagne de nouveau le chanteur sur « Go Home ».

Aujourd’hui en couple avec la créatrice de mode L'Wren Scott, il possède un château en Touraine où il réside la plupart de son temps. Celui qui a aussi été adoubé « Sir » par la reine d’Angleterre en 2002 est aussi un parfait francophone.

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article