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Rolling Stones Stories

Mick Jagger, Steve Tyler, Ryan Adams… Ils se lèvent tous pour Taylor Swift

Mick Jagger, Steve Tyler, Ryan Adams… Ils se lèvent tous pour Taylor Swift

La jeune chanteuse américaine est assurément la reine des abeilles du showbiz. Elle aimante et attire dans sa cour les artistes, des plus confirmés aux plus indés, tous soucieux de profiter de sa puissance et de sa notoriété. En contrepartie, ils l'aident à renforcer sa crédibilité. 

Taylor Swift et Mick Jagger sur scène à Nashville, le 26 septembre 2015

Taylor Swift et Mick Jagger sur scène à Nashville, le 26 septembre 2015

Etre reine toute-puissante de la pop US – et mondiale par la même occasion – a ses avantages. On vous reconnait aussitôt un talent à la mesure de vos chiffres de ventes, et donc de votre pouvoir. Et côté pouvoir, la si menue et sympa Taylor Swift ne fait pas les choses à moitié. Personne ne résiste à la blonde et fraîche jeune fille, starlette de la country à 16 ans, devenue impératrice pop à 25. Après tout, elle a bien fait plier Apple (un vertueux coup de com’, sans risque au demeurant pour elle, puisqu’il propulsa l’actionnaire principale de Tidal, plateforme de streaming rivale d’Apple, à la une dans le monde entier), les autres n’ont plus qu’à se prosterner à ses pieds. 

Et qui pour accourir en premier ? Les papis rock toujours verts en quête perpétuelle de crédibilité auprès des djeun's ! Le week-end dernier, Steve Tyler, d’Aerosmith, 67 ans, l’avait rejointe sur scène à Nashville pour un duo sur la ballade ronflante I Don’t Want to Miss a Thing, B.O. du blockbuster Armageddon. Morceau destiné à l'origine à Céline Dion, et seul titre des vétérans hard rock à s’être classée en tête des hit-parades (« une chanson qui exprime tout ce que je ressens », dixit Taylor). Le lendemain, c’est Mick Jagger qui surgissait aux côtés de l’icône Wasp pour un interminable et pataud Satisfaction à faire baver d’envie Nagui. Jagger, 72 ans et tout frétillant, s’évertua à démontrer (sans mal) qu’il possédait plus de peps (et de voix) que la jeunette.

 

Pourtant, trois ans après avoir été gracieusement invitée sur scène par les Stones, les rôles étaient désormais inversés, Jagger réduit aujourd’hui à celui de prestigieux faire-valoir. Mais la fin – une efficace ouverture à un public neuf pour les deux parties – justifie les moyens. Signalons au passage que Tyler enregistre actuellement un album de country pour Big Machine Records, le label (distribué par Universal) de Taylor Swift, et que les Rolling Stones sont aussi des artistes Universal. Les affaires sont les affaires. Est-ce aussi pour cela que notre Louane nationale, également artiste Universal, « trop fan » de Taylor, s’est fendue chez Cauet (C’Cauet sur NRJ) de deux reprises de tubes de l’Américaine ? On ne sait jamais, lors d’une prochaine venue en France de la Swift, les deux championnes du Top pourraient se booster mutuellement sur scène ?

Ryan Adams, fan sincère ou simple opportuniste ?

Plus étonnant est la caution artistique dont jouit aujourd’hui la Kylie Minogue pensante de Pennsylvanie jusque dans les rangs plus alternatifs. Le prolifique et plutôt intègre Ryan Adams vient d’enregistrer sa propre version roots et dépouillée de 1989, l’album de pop sous cellophane multiplatiné de Swift, dans son intégralité. Ironie ? Que nenni. Parce que les chansons de 1989 « l’ébranlent autant que celles des Smiths ou de Hüsker Dü autrefois ». Ah ? Cela nous avait échappé. A son tour, quitte à passer pour un opportuniste, Adams gagnera à se faire connaître des fans de la belle tout en lui offrant un précieux crédit auprès des sceptiques ou des puristes (« Waow, quel honneur, Ryan est une des mes principales influences ! », ne manqua pas de glousser la fûtée sirène).

Et en cas de succès de l’album d'Adams (publié chez Sony, autre major qui profiterait ainsi un peu de la manne Swift), les caisses de la chanteuse et de son équipe d’auteurs se rempliront un peu plus… Ajoutez la version au second degré appuyée, pour se moquer d’Adams, de Father John Misty, autre icône indé, du sautillant Blank Space interprété à la manière du Velvet Underground avec un Lou Reed neurasthénique, et la bonne parole de Swift est toujours plus propagée. Décidément, en 2015 plus que jamais, on ne prête qu’aux riches.

A titre de comparaison, l'original de Blank Space par Taylor Swift, puis les versions de Ryan Adams et Father John Misty :

 

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