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Rolling Stones Stories

L’été des Stones par Jagger et Richards

L’été des Stones par Jagger et Richards

Mick et Keith parlent d’une tournée des stades et de la réédition de Sticky Fingers

L’été des Stones par Jagger et Richards

Les Rolling Stones reviennent – plus tôt qu’on ne le pensait et plus grands que jamais. Cet été, le groupe va jouer dans les stades d’Amérique du Nord pour la première fois depuis neuf ans. Cette série de 15 dates, démarrée le 24 mai au Petco Park de San Diego, constitue également la troisième tournée des Stones en Amérique du Nord depuis 2012, après cinq années d’absence. « Tout le monde a vraiment apprécié ces dernières années », dit Keith Richards. « Ça nous a tous donné la pêche. »

Cette tournée des stades verra les Stones jouer dans des endroits oubliés par la tournée des arenas [stades couverts] de 2012 et 2013, comme Columbus, dans l’Ohio, et Buffalo, dans l’État de New York. Ce sera également la première fois que le groupe prendra la route pour célébrer la réédition d’un album classique : Sticky Fingers, qui sortira en version deluxe le 8 juin. Cette série de dates s’intitulera le Zip Code Tour, en référence au zipper [fermeture éclair] de la pochette du LP de 1971 conçue par Andy Warhol. « On a lancé l’idée de jouer l’album dans son intégralité », dit Mick Jagger. « Au minimum, on jouera les chansons qu’on ne fait pas d’habitude. » Les Stones ont prévu de se réunir à nouveau à la fin du mois pour répéter. S’ils décident de jouer Sticky Fingers en entier, ils devront surmonter un gros obstacle. « Il contient cinq chansons lentes, et on n’en fait généralement que deux maximum », dit Jagger. « Peut-être qu’on va le jouer et que tout le monde va faire, “Génial”. Mais peut-être qu’ils vont s’impatienter et commencer à aller se chercher à boire. »

La scène, qui comprend un long podium conduisant à une deuxième scène au milieu de la foule, est la même qu’ils ont utilisée en Europe l’été dernier. « Les stades ne sont pas radicalement différents des arenas », dit Richards. « Ils sont juste beaucoup plus grands, et il faut toujours prendre en compte la météo. Dieu se joint au groupe sous une forme ou une autre. » Cela veut aussi dire que Jagger, qui fêtera ses 72 ans cet été, devra passer deux heures chaque soir à courir de long en large sur une scène immense. « J’augmente tout le truc de d’entraînement physique avant une tournée », dit Jagger. « Je fais du cross-training, et mon entraîneur me dit, “Essaye de chanter en même temps”. Ça n’est pas vraiment possible dans un club de gym, devant tout le monde. »

Les Stones vont prendre la route sans deux visages familiers. Leur saxophoniste de longue date, Bobby Keys, est mort d’une cirrhose du foie en décembre. « Il me manque, mec », dit Richards, « mais il dirait, “ce spectacle doit continuer”. » Également absent, le guitariste Mick Taylor, qui tournait avec les Stones en tant qu’invité spécial depuis 2012. « Aux dernières nouvelles, il n’était pas disponible », dit Richards. « Je ne m’en suis pas occupé, mais j’ai entendu dire qu’il était malade. » (Un représentant de Taylor a fait savoir qu’il n’était pas malade et qu’il n’avait pas été invité sur la tournée.)

L’édition deluxe de Sticky Fingers comprendra une version de « Brown Sugar » avec Eric Clapton à la guitare, des prises alternatives de « Wild Horses », « Bitch » et « Dead Flowers », et des titres enregistrés en concert en 1971 à Leeds et à Londres. Contrairement aux précédentes rééditions deluxe des Stones, il n’y a pas d’inédits. « J’ai cherché partout et je n’ai pu en trouver aucun », dit Jagger. « La vérité, c’est qu’Exile on Main Street est arrivé après Sticky Fingers. Pendant la période Exile, on a utilisé pas mal de morceaux qu’on avait enregistrés pendant les séances de Sticky Fingers. Quand on a ressorti Exile [en 2010], on en a trouvé qui n’avaient pas été publiés. C’était un peu stupide, en fait. J’aurais dû en garder quelques-uns sous le coude, mais je n’y ai pas pensé sur le moment. »

Le groupe n’a publié qu’un seul album original (A Bigger Bang, en 2005) au cours de ces 18 dernières années, mais il est question d’en enregistrer un nouveau. « Ça serait très sympa », dit Jagger. « J’ai plein de chansons qui seraient parfaites pour les Stones. » Richards espère que ça va se faire. « On parle d’enregistrer après cette tournée », dit-il. « Mais il n’y a rien de sûr. J’aimerais ramener les gars en studio. »

Entretemps, Richards a terminé un album solo, enregistré avec le batteur Steve Jordan et le choriste des Stones Bernard Fowler, qu’il espère sortir en septembre. « Les Stones ont tellement travaillé que je l’ai repoussé jusqu’à ce qu’on puisse trouver un moment convenable », dit Richards. L’album pourrait déboucher sur sa première tournée en solo depuis 1993. « C’est prévu », dit-il. « Généralement, quand je sors un disque, je pars sur les routes. » Ces plans pourraient être ajournés, vu que Jagger est déjà en train de réfléchir à une autre tournée pour cette année. Le style de tournée adopté par le groupe ces dernières années – en gros, des rafales de six semaines suivies de pauses plus courtes, plutôt que les marathons du passé – a bien fonctionné. « Tout le monde a l’air d’apprécier de tourner tous les ans », dit Jagger. « Il n’y a rien de signé pour l’instant, mais on envisage de donner d’autres concerts à la fin de l’automne. »

Même si Jagger vient tout juste de voir naître son premier arrière-petit-enfant (Ezra Key), il a soif de rester sur la route. « Je ne pense pas prendre ma retraite », dit-il. Richards est sur la même longueur d’onde. « J’aimerais voir jusqu’où le groupe peut évoluer », dit-il. « Tant que j’en aurai envie et qu’il y aura des gens qui écouteront, on continuera. »

Traduction et adaptation Stan Cuesta

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